Citadines, citadins, vous ne pourrez plus jamais dire "je n'ai pas la main verte !"

18.06.2019

ENVIRONNEMENT - Merci Raymond ! est une start-up spécialisée dans la végétalisation et l'agriculture urbaines. Elle accompagne particuliers et entreprises dans le jardinage pour que chacun.e s'approprie les bons gestes et participe à la sauvegarde de l'environnement et du climat. Depuis le toit de l'Antenne, espace de co-working où Merci Raymond ! fait en particulier pousser fruits, légumes et aromates pour fournir le restaurant en rez-de-chaussée, Hugo, co-fondateur de la start-up, répond à nos questions.

 

© Les Pandas Roux / DR 

 

 

 

(Re)connecter les citadines et citadins à la nature, c’est le pari de la start-up éco-responsable Merci Raymond, co-fondée par Hugo avec un objectif : « remettre du vert dans la ville, c’est notre premier objectif mais, plus globalement, on s’engage aussi dans la préservation de l’environnement et la protection du climat. Et je jardinage est une activité très concrète qui permet à chacun.ne de se reconnecter à la nature. Après, agir à son niveau c’est bien mais tout seul, ça ne suffit pas. C’est pourquoi, dans notre livre Tous acteurs de la révolution verte, nous donnons des conseils très concrets sur le jardinage mais nous valorisons aussi la notion de communauté  ». Et la start-up encourage donc à « végétaliser » les espaces partagés comme les toitures, les parties communes d’une immeuble, l’espace public dans les ville avec les « permis de végétaliser » à Paris par exemple, etc.

Une belle ambition, qui n’a pas germé par hasard…

 

 

Qui est Raymond ?

 

C’est le grand-père d’Hugo. Agriculteur dans le Sud-Ouest, c’est lui qui lui a transmis le goût de la terre et des produits, ainsi que le respect de la nature. Qu’Hugo avait à cœur de partager : « je suis, comme beaucoup de citadins, issu de la campagne, et je me suis rendu compte une fois arrivé en ville qu’elle manquait beaucoup d’espaces verts. C’est le cas à Paris qui en compte seulement 7% là où des villes comme Londres ou Montréal en comptent 25%. » Pour atteindre cet objectif de « végétalisation de la ville », Merci Raymond a plus d’une corde à son arc. 

 

LE SAVIEZ-VOUS ? 

 

Les espaces végétalisés comme les toitures

concentrent deux fois moins de C02 que ceux qui ne sont pas végétalisés. Mesures de Merci Raymond à l’appui !  

 

Besoin d’un coup de pousse ? 

 

Entreprises, collectivités, particuliers, Merci Raymond s’adresse à toutes et tous et il y en pour tous les goûts, pourvu que ça pousse : le développement d’une végétalisation urbaine durable, pour réintégrer le vert dans les villes (végétalisation d’espaces publics, rooftops, terrasses, stores, bureaux, etc.), le développement de l’agriculture urbaine, en créant des lieux de production permettant de favoriser une consommation de produits en circuit court mais également en menant des ateliers pédagogiques pour que chacun devienne acteur.rice à son niveau ; et la mise en place d’ateliers et de formations au jardinage, afin de stimuler la main verte des citadins et ainsi favoriser la création de lien social.

 

 

 

Du toit de l’immeuble au rez-de-chaussée, les circuits ultra-courts

 

Sur le toit de l’Antenne, espace de co-working dans lequel Merci Raymond « sévit », la verdure est omniprésente : bambous, jardinières fleuries… et potager avec fruits, légumes et aromates le composent. D’ailleurs, une partie des aromates alimente les cuisines du restaurant Le relais, situé au rez-de-chaussée de l’immeuble. « Quand on est arrivé, c’était un espace béton donc aucune jardinière, aucun potager», se souvient Hugo. « Donc on a essayé de promouvoir les bienfaits du potager et de la nature et de montrer au co-workers que ça permettait de se retrouver et de créer du lien. Et la petite nouveauté, c’est qu’on fournit le restaurant Le relais en aromates puisqu’on est dans une démarche ultra-locale. » 

La carte du restaurant ne contredit pas Hugo car, en face de chaque produit, la distance qu’il a parcouru pour se retrouver dans notre assiette est indiquée et, en moyenne, les producteurs se trouvent à quelques dizaines de kilomètres, dans le bassin Île-de-France. La moyenne globale sur l’ensemble des plats est de 80km.

 

 

Reconnexion avec la nature en ville, valorisation de l’agriculture urbaine (très) locale, diminution de la pollution, création de lien social, plaisir de jardiner... le travail de la start-up possède de nombreuses vertus. Que nous pourrions saluer avec ces deux mots : MERCI RAYMOND !

 

 

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